Chez un grand nombre d’espèces :
- les mâles adoptent des comportements d’audace, d’exploration et de prise de risque ;
- les femelles favorisent prudence, coopération et observation.
🦁 1. Lions : jeux de combat vs jeux coopératifs
Mâles :
- Les lionceaux mâles passent beaucoup de temps à se battre, se pousser…
- Ils prennent plus de risques et s’éloignent davantage de la tanière.
- Ces jeux visent à développer la dominance, future compétence nécessaire pour défendre un territoire.
Femelles :
- Les lionceaux femelles privilégient les jeux de coopération, de poursuite douce et d’observation.
- Elles restent plus proches du groupe et apprennent tôt la coordination de chasse collective.
🐒 2. Chimpanzés : audace des jeunes mâles, prudence des femelles
Mâles :
- Les jeunes mâles chimpanzés font beaucoup de jeux brusques : bousculades, courses rapides, escalades risquées.
- Ils explorent loin des adultes, testent leurs limites et le rapport de force.
Femelles :
- Elles passent plus de temps à observer les adultes, notamment les comportements de soin.
- Elles évitent les conflits et préfèrent des interactions plus calmes.
🐺 3. Loups : compétition entre mâles vs apprentissage social chez les femelles
Mâles :
- Les louveteaux mâles s’entraînent très tôt à des jeux hiérarchiques
- Ils prennent plus de risques lors des explorations autour de la tanière.
Femelles :
- Elles apprennent dès petites la communication fine (signaux, attitudes, coordination).
- Elles sont plus prudentes et reviennent souvent vers les adultes.
🐘 4. Éléphants : indépendance des mâles, cohésion des femelles
Mâles :
- Les jeunes mâles éléphants passent plus de temps à s’isoler, à tester leur force…
- À l’adolescence, ils quittent progressivement le groupe matriarcal.
Femelles :
- Les femelles restent soudées autour des adultes et apprennent à gérer les relations sociales et les soins aux petits.
🐬 5. Dauphins : jeux physiques des mâles, jeux sociaux des femelles
Mâles :
- Les jeunes dauphins mâles jouent à pousser, foncer, se défier.
- Ils pratiquent des jeux qui nécessitent courage, vitesse, prise de risque.
Femelles :
- Elles préfèrent des jeux plus “sociaux” : synchronisation, observation, interactions calmes.
Elles apprennent plus tôt les compétences de coopération
Chez l’Humain, ces différences ne viennent pas de la biologie mais de l’Education et des normes sociales ; les rôles appris dès l’enfance influencent la confiance et les comportements en groupe, tout comme chez les mammifères
Ainsi, chez nos jeunes ados humains les différences de genres sont malheureusement plus que manifestes :
- les garçons osent plus prendre la parole ou faire des erreurs, comme les lionceaux mâles qui « essaient »
- Les filles adoptent souvent un comportement plus coopératif et réservé, comme les lionceaux femelles.
- Les garçons n’attendent pas toujours d’être “prêts” pour répondre.
- Les filles observent davantage, cherchent à bien faire avant d’agir, comme les jeunes femelles chimpanzés.
- Les garçons cherchent parfois plus vite à se distinguer, à “se montrer”.
- Les filles accordent plus d’importance au regard du groupe, comme les jeunes éléphantes.
L’Education étant prépondérante, nos sociétés devraient au contraire :
Valoriser l’effort, et pas seulement les résultats
Encourager la prise de parole et l’autonomie pour tous,
Développer les activités sportives et artistiques afin de renforcer l’estime de chacun,
Déconstruire les messages limitants : convaincre les filles qu’elles aussi ont le droit d’être ambitieuses, de se tromper, de dire non…
Développer davantage des exemples inspirants et modèles féminins (Marie Curie, Simone Veil…)
Limiter l’impact négatif des réseaux sociaux
Se plaindre, c’est bien, Agir c’est mieux ! Si l’on veut une société plus égalitaire, chacun a un rôle à jouer, et cela commence aujourd’hui, cela commence déjà chez soi ici et maintenant…
« Il faut être comme personne si l’on veut être quelqu’un »

