Contrairement à de nombreux animaux à développement rapide, les mammifères naissent avec un cerveau immature (et qui le reste malheureusement chez certains d’entre nous… 😉) nécessitant une longue phase d’apprentissages, que ce soit pour maîtriser les notions de survie (se nourrir et chasser, comme les félins…) ou la transmissions culturelle (comme par ex. chez les éléphants qui apprennent les routes de migration…).

Sur cette période, le jeu est présent chez quasiment tous les mammifères, car ils ont tous compris son importance :

*Il prépare à la vie adulte.
Les lionceaux qui jouent à la chasse chasseront mieux. Les jeunes loups testent les positions hiérarchiques dans les bagarres ritualisées.
*Il développe le cerveau.
*Il favorise la flexibilité comportementale.
*Il renforce les liens sociaux, ce qui est essentiel pour les espèces vivant en groupe, comme les loups.
*Il prépare les jeunes à affronter un monde complexe
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les études montrent que l’Humain apprend ni plus ni moins que comme les primates par : Imitation, Observation, Essai/erreur, et Interactions sociales… L’éducation et le jeu chez les humains s’inscrivent donc clairement dans la continuité des mammifères
Cependant l’Humain se distingue aujourd’hui par:
Une période d’enfance très longue,
Un langage complexe
Une culture riche
Un système éducatif standardisé, « externalisé » et sédentaire
L’éducation et le jeu ne sont pas des comportements accessoires chez les mammifères : ils constituent le cœur même de leur développement.
Comment peut-on dès lors imposer à nos enfants de rester assis 8h / jour concentrés sur des apprentissages purement théoriques, et espérer qu’ils soient heureux ? Combien de temps leur reste-t-il pour jouer, créer, imaginer ? Quel adulte rentre du travail avec des devoirs à faire pour le lendemain ?
Tellement d’autres modèles existent ! Et si on revenait aux fondamentaux ?

